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OGM – le velo, le mur et le citoyen

 LE VELO, LE MUR et le CITOYEN

livre de Jacques Testart, éditions Regards, juillet 2006

Biologiste et auteur de la première fécondation in vitro humaine en France (Amandine est née en 1982). Se définissant comme un critique de sciences, c’est un acteur incontournable des débats sur les implications sociales de la technoscience.


Jacques Testart pousse un cri de colère : quand les plantes génétiquement modifiées ne tiennent pas leurs promesses, quand leurs risques ne sont pas sérieusement évalués, quand les critiques sont systématiquement discréditées, que reste-t-il de la science ? Quand les entreprises qui diffusent les innovations pèsent fortement sur les commissions d’experts et les décideurs politiques, quand sont proposés des simulacres de concertation alors que tout est déjà décidé, que reste-t-il de la démocratie ? Il n’empêche, les innovations s’accélèrent, au nom de la modernité (« on n’arrête pas le progrès »), de la science (« tout est sous contrôle »), et de l’urgence (« on risque d’être en retard »). Et, le plus souvent, contre l’avis des populations.

Il est pourtant possible de donner aux citoyens les moyens de produire un jugement éclairé, à l’exemple de la conférence de citoyens : un groupe éclairé, à l’exemple de la conférence de citoyens : un groupe de personnes, neutres, accepte de recevoir une formation complète et contradictoire avant d’élaborer ensemble un avis. Ainsi, la population pourrait-elle influer sur le choix des grandes orientations, notamment scientifiques. Légaliser cette procédure est la meilleure voie pour échapper au destin qu’imposent les forces économiques dominantes et ainsi appuyer sur les freins du vélo de la croissance tous azimuts. Avant qu’il ne soit dans le mur.


Les OGM font la loi de 2006 …

Le gouvernement français a rédigé une proposition de loi concernant tous les OGM, des organismes utilisés au laboratoire pour la recherche fondamentale jusqu’aux PGM. Celle-ci prévoit la création d’un « Conseil de la biotechnologie », et nul ne défendra l’essaimage des commissions qui prévalaient jusqu’ici en créant un flou permanent sur les obligations propres à chacune, ce, en application de la directive datant de 2001 (n° 2001-18) par la Commission européenne.

Reste en l’occurrence le débat sur les assurances : puisque les principaux responsables (et bénéficiaires) des PGM sont les industriels qui vendent les semences, pourquoi sont-ils exonérés de la responsabilité des risques qu ’ils parviennent à imposer aux populations ? Par ailleurs, le projet de loi modifie de facto le label « agriculture biologique » (jusqu’ici indemne de PGM) en posant que toute plante cultivée doit accepter sa contamination, dans la mesure où le seuil de 0,9 % de transgène, parfaitement arbitraire, devient la base légale (mais évolutive) d’une éventuelle indemnisation pour pollution génétique.


Que reste-t-il de la science dans la technoscience ?


       «  La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent. »     Blaise Pascal

       « Plus on avance, plus on ne sait rien … »      Jacques Dutronc

       « On ne s’imagine pas tout ce qu’il y a de mort et de meurtrier dans les sciences. »      Johann von Goethe.

L’inscription de la recherche scientifique dans un processus d’innovation rapide et à bonne rentabilité financière a modifié, en l’espace d’une génération, tous les aspects du métier de chercheur, pour lequel on parle de moins en moins de « vocation » …

Dans :
Par oliviermartin
Le 27 mars, 2008
A 1:48
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